29 août 2011

Festival Trenet Sacem à Narbonne

Narbonne, un génial peintre en a dit que sa gare était le centre du monde. Non, il ne s'agit pas de Dali, lui préférait celle de Perpignan, mais d'Auguste Mochlanoff (ne le cherche pas sur google, il n'existe pas ou, s'il existe, c'est une pure coïncidence).

Narbonne a vu naître Charles Trenet, il y a 98 ans. C'est la raison pour laquelle la ville rend hommage au chanteur lunaire (c'est Booba le chanteur Lunatic) en organisant un festival qui avait lieu, cette année, dans toute la ville du Mardi 23 août au dimanche 28 août.

Je ne suis pas un fan de Trenet, rassures-toi ou rassurez-vous si vous êtes plus d'un à lire cet article, on ne sait jamais, et j'aurais bien sorti une saloperie ou une blague sur Trenet mais je n'en ai pas, alors toi qui n'est là que pour mes blagues vaseuses, excuses-moi, enfin, si tu es encore là.

Alors, pourquoi parler de Trenet si je ne l'aime pas, parce que le chanteur vedette de ce blog, Nilco, pour ne pas le nommer, participait au concours du prix Sacem Trenet qui est destiné à récompenser des auteurs compositeurs interprètes francophones.

nilcoNilco avait donc été retenu pour la grande finale face à "Apache et le Quincho", "Erwens", "Coko", "Domi" et "L'Emigrant".

Chaque artiste devait proposer une reprise de Trenet et une composition personnelle. Nilco avait choisi une chanson que je ne connaissais pas, "Banlieue de banlieue" et présenté la chanson qui le définit le mieux, "Les gènes".

Le résultat avait lieu Vendredi soir et a récompensé Nilco du prix du public grâce aux votes du public sur le net mais celui-ci a loupé le prix sacem, le jury préférant éviter de remettre les deux prix au même artiste alors que Nilco semblait leur avoir tapé dans l'oeil.

Bien dommage, d'autant que le prix Sacem offre plus de médiatisation que le prix du public, mais qu'à cela ne tienne, cela démontre que Nilco commence à avoir un public fidèle.

Nilco_et_le_groupeNous n'étions pas à la remise des prix, mon amour et moi-même, préférant aller le voir en concert le lendemain, sur la place des 4 fontaines à Narbonne.

Un concert minimaliste, sur une petite place, alors que d'autres groupes, dont "Apache et le Quincho" avaient le droit à une scène et un endroit plus adapté à recevoir du public, voilà qui est assez injuste.

DayonQu'à cela ne tienne, accompagné uniquement de son récent bassiste, l'excellent Dayon (équipé d'une basse tout à fait originale, une basse à 6 cordes dont trois sont dénuées de frettes sur la moitié de la longueur du manche) et de son batteur, le non moins bon Damien Françon, Nilco nous a livré, comme à son habitude, une bonne prestation quoi que bien trop courte.

Comme d'habitude, après le concert, petite discussion avec le manager de Nilco puis avec Nilco lui-même pour connaître ses actualités et savoir ce qu'allait lui apporter le prix du public, puis sur l'incompétence et le laxisme des employés de la FNAC de Perpignan (décidemment, la FNAC de Perpignan semble faire l'unanimité contre elle des artistes de la région).

la_robinePuis, en nous promenant dans les rues de Narbonne, de l'autre côté du canal de la Robine, nous sommes tombés sur le groupe "Apache et le Quincho" et, surpris par la présence d'une violoniste et d'un harmoniciste, nous sommes restés pour écouter le concert.

apache_et_el_quinchoMusicalement parlant, rien à redire, le duo composé de Mucho, l'harmoniciste (hé oui, un harmonica, ça peut le faire) et Quiquine, la violoniste apporte une plus value évidente au groupe. D'ailleurs, les partitions font la part belle aux deux instruments.

moucho_et_le_groupe

Mucho est excellent et le voir jouer de l'harmonica est un réel plaisir étant donné que l'homme semble rayonner de bonheur pendant qu'il joue. La passion est donc communicative.

 

 

quiquineCôté chanteur, une bouille sympathique, une voix qui peut être puissante, mais sa tonalité passait mal et du coup ses paroles étaient bien souvent inintelligibles. Point de vue paroles, ça passe mais sans excellence.


Probablement un groupe à voir sur scène puisque, l'écoute sur leur site ne m'avait pas séduit du tout alors que j'ai bien aimé leur prestation.


Au final, un petit après-midi musical dans les beaux quartiers de Narbonne (n'entendez pas par là les riches quartiers), sur les bords du Canal et aux abords des monuments de la ville.

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08 juillet 2011

Les artistes d'ici

Parce que vous semblez plier sous le poids de Zatoichi, bon courage, il vous reste encore 23 épisodes à supporter, je vous propose un petit interlude musical.

Ce jour, enfin, hier soir, Le Palais des Rois de Majorque, à Perpignan, recevait une manifestation musicale nommée "Les artistes d'ici" qui, vous l'avez bien compris, regroupait des groupes et des chanteurs du Pays catalan, puisque j'habite au Pays catalan.

Qui dit chanteur et catalan dit, ici-même, sur ce blog, Nilco. Je vous en ai déjà parlé plusieurs fois, l'année dernière et, comme vous le savez si vous lisez régulièrement mes articles, nous suivons, ma Canelle et moi-même, la carrière de ce chanteur depuis que nous l'avons découvert il y a un an et demi lors d'un concert à Sigean, dans le département voisin.

Depuis, nous avons fait en sorte d'assister à la plupart de ses concerts bien que nous en ayons malheureusement manqué quelques-uns, du fait du mauvais temps qui a causé l'annulation de l'un des concerts, de l'éloignement ou encore d'empêchement de dernière minute.

Aussi, hier soir, nous étions bien décidés à ne pas louper une nouvelle occasion de voir Nilco, sur scène, avec ses musiciens. Mais, pour cela, nous devions avant, écouter d'autres groupes. Bien sûr, il n'y avait nulle obligation, il nous suffisait d'arriver sur le tard, Nilco devant passer vers les 23h30. Seulement, quitte à  nous rendre là-bas, autant écouter d'autres artistes du cru.

C'est ainsi que nous avons assisté au mini concert d'un groupe de jeunes (entre 16 et 19 ans) qui se nomme les "Two Times Late". Avec une musique proche de Greenday et une énergie sympathique, le groupe nous a fait vivre un bon petit moment.

DSCF4824Ensuite nous avons assisté à quelques morceaux d'un artiste autoproduit, Olive Deus, un chanteur aux textes intéressants mais qui fait trop d'effets de voix (on dirait, par moment, qu'il s'écoute chanter), mais il a l'air très sympathique tout de même. Il me fait penser au personnage joué par Bruno Carette, le Nuls, "Jean Meyrand", le côté engagement, en moins.

DSCF4834Puis, a suivi un groupe, "Mrs Wrong and the fabulous fake twins", chantant tout en anglais, avec une énergie également sympathique notamment à travers le bassiste à la chevelure épaisse et frisottée remontée sur la tête façon palmier.

Alors que les gens désertaient les gradins à cause de la tramontane soufflant le froid sur les hauts du Palais, Nilco et ses musiciens sont enfin montés sur scène pour notre plus grand plaisir.

DSCF4849Malheureusement, à cause d'une programmation musicale variée, Nilco n'a pas eu le temps de nous interpréter beaucoup de chansons (j'aurais aimé entendre "Au nom de qui") mais nous a tout de même chanté quelques savoureux morceaux dont "Le futile" que j'ai tenté de capter avec mon appareil photo et que je vais mettre en ligne bien que le son ne rende hommage à la chanson, j'espère que l'artiste, qui m'a donné son consentement pour mettre en ligne la vidéo, ne m'en voudra pas.

Nilco, comme à son habitude, n'a pas hésité à dire ce qu'il pensait, sur l'organisation même de la soirée et les différends entre les instances de la Région et celle de la Ville puis nous a chanté, en rappel, la chanson "Les chaussettes" inspirée de la fraude électorale aux chaussettes qui a rendu célèbres, dans le mauvais sens du terme, la ville de Perpignan et ses élus.

Après le concert, nous avons pu converser avec les parents de l'artiste, un couple très sympathique, auquel nous avons vanté les talents de leur fils.

Au final, une soirée agréable, malgré le vent et le froid.

Merci à Nilco et à ses parents, pour leur sympathie et leur générosité.

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18 août 2010

Oui, encore lui !

Je n'aime pas les enfants, vous le sauriez si vous lisiez plus régulièrement cet ici-blog. Enfin, je n'aime pas les enfants des autres. Les miens, je les aime bien, pour la bonne raison que je n'en ai pas.

Les enfants sont des êtres chiants, toujours prêts à faire des conneries, à emmerder le monde et à empêcher les autres de profiter de la vie. En clair, les enfants sont des adultes mais en plus petits. Qu'il y a t-il alors de plus chiant qu'un enfant ? Un parent qui laisse son gamin emmerder les gens.

J'ai toujours du mal avec les enfants, toujours envie de leur foutre une claque dans la gueule ou un coup de pied dans le cul. Vous me direz, si leurs parents faisaient leur boulot, probablement que je n'aurais pas ces envies. Voilà, mais malheureusement, nous sommes à l'ère de l'enfant roi, comme le dit Eric Zemmour qui ne dit pas que des conneries, et les parents laissent tout faire à leurs enfants, surtout emmerder ceux qui n'en ont pas.

Donc, où que j'aille je suis confronté à la marmaille. Encore ce soir, alors que pour la troisième-quatrième fois nous étions partis en vadrouille pour aller écouter notre chanteur régional préféré, Nilco (si vous ne connaissez pas c'est bien que vous ne lisez jamais mon blog ni celui de ma Canelle, on arrête pas de vous en parler), j'ai eu à supporter une bande de sales gosses.

C'était donc la quatrième fois qu'on partait le voir en concert depuis le début de l'année mais la troisième fois qu'on assistait à sa prestation puisque la dernière fois le concert avait été annulé à cause du vent.

Cette fois encore, il nous fallait braver les affres d'une région lointaine et hostile, encore l'Aude, puisqu'il se produisait sur la place de l'hotel de ville de Narbonne.

Pas si lointain périple (tout du moins pas plus que celui inter-département qui nous avait conduit à Argelès) pour aller écouter un chanteur que nous apprécions et nous soutenons, c'est à dire Nilco, suit un peu.

Toujours un plaisir et un saisissement d'écouter le trio de cordes qui l'accompagne. Le chanteur, lui, est apparu un peu fatigué et a eu un peu de mal à entrer dans la première chanson (il nous a avoué ensuite n'avoir dormi que deux heures, passant sa nuit à bosser les arrangements pour la sortie nationale de son album le 11 Octobre prochain. Autant dire que toi, partout où que tu sois en France, tu devrais bientôt pouvoir acheter son album, alors n'hésite pas.)

Puis, embarqué par un public s'étant pris au jeu, Nilco et ses musiciens ont déroulé leurs partitions pour le plus grand plaisir des spectateurs dont certains venaient également de Perpignan spécialement pour l'écouter.

Soirée parfaite, donc, si ce n'était tous ces petits cons que les parents n'hésitent plus à traîner derrière eux quitte à emmerder le monde et donc moi en particulier. Jamais je ne comprendrai comment on ne peut pas avoir la présence d'esprit de penser qu'un môme parlant fort ou hurlant puisse emmerder quelqu'un qui essaye d'écouter un petit groupe jouer de la musique. Certes, le matériel spartiate était suffisant pour couvrir en partie les voix criardes de ces mini-monstres, mais quand même. Au lieu de cela, les parents semblent encourager leurs progénitures, sûrement fiers de voir que si petits ils peuvent être déjà tellement casse-couilles. Moi ma fierté, je leur aurais bien gravé à coup de claques sur la gueule, mais parait que ce n'est pas bien de battre des enfants, en public, surtout quand ce ne sont pas les vôtres. Aussi, pour ne pas paraître rabat-joie, ba j'ai rien dit, mais je n'en pensais pas moins.

Pour autant, le spectacle était agréable, malgré ces morveux et leurs cons de parents, et nous avons pu encore constater la convivialité de Nilco et de son manager (qui nous a surpris en déboulant pour nous embrasser, enfin, ma Canelle, moi, j'ai préféré une poignée de main virile) et la discussion avec les deux hommes a été une nouvelle fois enrichissante.

En fait, plus je parle avec Nilco (après chaque concert) et plus j'apprécie sa démarche anti-commerciale, et l'éthique qu'il semble respecter dans sa carrière. M'étonnant, auprès de lui, d'avoir lu qu'il avait fait la première partie de Bernard Lavilliers il y a quelques années et que cela ne l'ai pas propulsé plus haut et plus vite qu'à l'heure actuelle, il m'a confessé avoir reçu des propositions après cette prestation mais les avoir refusées parce qu'elles ne correspondaient pas à sa façon de concevoir sa musique et son avenir. Loin de vouloir être un produit mercantile propulsé à grand coups de produits dérivés, de n'être qu'un logo qu'on tague sur un vêtement à la mode, loin de vouloir s'enfermer dans le cliché du chanteur reggae qu'on avait voulu lui imposer à cause de son look, il avait préféré continuer son bonhomme de chemin sur la route qu'il avait choisie plutôt que sur l'autoroute qu'on lui imposait.

Une philosophie que j'apprécie tout particulièrement et qui va bien avec le bonhomme et avec ses chansons.

Donc, décidemment, un artiste que j'ai de plus en plus envie de suivre et de soutenir. Alors n'hésitez pas à aller le voir s'il passe à côté de chez vous, sinon, le 11 Octobre, sautez sur le disque.

En attendant, je vous laisse avec une mauvaise photo du groupe prise pourtant avec l'appareil photo avec le meilleur rapport qualité / prix au monde (je l'ai trouvé), à défaut de vous laisser avec une vidéo d'encore plus mauvaise qualité, prise avec le même appareil photo.

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20 juillet 2010

Un soutien vaut mieux que deux sous celui d'un autre

- A tous ceux qui veulent faire une bonne action.

- A tous ceux qui veulent soutenir un bon chanteur.

- A tous ceux qui aiment les chansons à textes.

- A tous ceux qui aiment les artistes engagés.

- A tous ceux qui n'ont rien à faire et ont quelques secondes à perdre.

- A tous ceux qui aiment cliquer.

- A tous ceux qui aiment voter.

- A tous ceux qui ont un ordinateur.

- A tous ceux qui ont une connexion internet.

N'hésitez pas à aller voter (5 étoiles minimum) pour soutenir Nilco, le chanteur dont je vous ai déjà parlé à plusieurs reprises afin de lui permettre d'obtenir un peu de reconnaissance et de médiatisation. Pour cela, il vous suffit d'aller sur le lien suivant et de voter. Merci et n'hésitez pas à en mettre plein les urnes et à diffuser l'adresse à vos amis, si vous en avez :

Soutenir Nilco

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18 juillet 2010

A la bonne franquette à La Franqui

Comme je le disais avant que Canalblog ne me dévore encore un article sans que je n'eu le temps ni l'esprit de le sauvegarder, je m'en vais vous parler à nouveau d'un chanteur, d'un vrai, loin de Pierre Courthieu, sosie de son état et pour lequel je fais un petit peu de publicité au passage pour l'esprit dont il a fait preuve en laissant un commentaire sympathique sur un article qui l'égratignait. Loin de se contenter de chanter les paroles d'un autre, le chanteur dont je veux vous parler est également compositeur et auteur.

Si vous suivez un peu cet ici-blog, ou celui de ma Canelle, vous connaissez déjà tous le bien que nous pensons de Nilco, artiste Catalan aux racines multiples. Sinon, n'hésitez pas à aller écouter ses chansons sur son site et à vous délecter de ses paroles.

Comme vous le savez peut-être, je suis Catalan également. Je sais, m'affirmer comme Catalan pourrait en irriter plus d'un vu que je n'ai ni le teint, ni la langue, ni la mentalité et encore moins l'accent d'un Catalan. Pis encore, je ne suis même pas né au pays que berce la tramontane. Pour autant, ma région d'origine m'ayant botté le cul à l'âge de cinq ans et le pays Catalan m'ayant ouvert les bras, je me sens encore plus royaliste que le roi, mais tout en restant républicain.

J'aime ma région, cette terre nichée dans les jupes des Pyrénnées, ballotée par la Méditerrannée et protégée par les Corbières. Terre pure que même les Cathares n'ont osé souiller si ce n'est en édifiant des forteresses protectrices sur le pourtour nord afin de s'assurer que ma contrée demeure intacte.

Cependant, soutenir un artiste du cru, le croyez-vous, consiste parfois à affronter les contrées hostiles. Vous avez pu suivre mes périgrinations en forme d'Odyssée pour assister à mon premier concert de Nilco à Sigean ou même encore pour flirter avec la mort et la neige afin de me rendre en région parisienne. Cette fois-ci, encore, ma fidélité à ma terre, allait être mise à rude épreuve, devant, pour satisfaire à mon désir, et à celui de ma belle, me rendre à Leucate - La Franqui, une ville côtière en terre Gabatch certes moins éloignée que Sigean, mais tout aussi hostile puisque étrangère (oui, pour nous, les vrais Catalans, la limite nord de notre monde se situe à hauteur de Salses. Heureusement pour ma Canelle que le village qu'elle habite est niché à la limite de cette frontière, sinon, j'aurais été obligé de la répudier [je plaisante, Canelle, pose le sabre s'il-te-plait]).

Quitter ma terre, même quelques heures, même pour la bonne cause, voilà qui met à rude épreuve mon éthique. L'amour de l'art pour étendard, j'espérais que mon pays ne me tienne rigueur de cet incartade. Car, si la tramontane peut vous accueillir, elle peut aussi vous punir, mais si vous la cueillez, en aucun cas elle ne pourra vous honnir.  La peur que le vent de la honte ne me glace jusqu'aux eaux troubles de Leucate ne m'effleura ni l'esprit ni la joue malgré le zéle des ventilateurs proches (c'est ainsi que je nomme les éoliennes brisant la monotonie rocailleuses des Corbières).

Donc, si votre esprit aventurier vous a amené à dériver sur le blog de ma Canelle, sur celui de Nilco ou même encore de cet ici-blog (si tu as cliqué sur le dernier lien, c'est que tu es vraiment gland, puisque je viens de te dire que c'était cet ici-blog), vous saviez que Nilco était en concert à La Franqui (ba si, je viens de te le dire), dans un bar de bord de mer.

Me voilà donc bercé par une mer qui n'est pas la mienne et poussé par un vent qui n'est pas le mien. Arrivé sur place, première surprise, Nilco, ainsi que son manager, se rappellent de nous et viennent nous saluer très gentiment. En prélude du concert, petite conversation avec les deux hommes à propos de la toute proche sortie nationale du premier album dont le titre devrait changer, seul compromis que l'artiste a accepté refusant de changer ses textes dont certains semblent déranger notamment le passage dans la chanson "les gênes" concernant Nicolas Sarkozy (décidemment, il n'arrêtera pas de nous faire chier le sarko).

Puis c'est le concert. Le lieu n'est pas des plus adéquats, peu de place, des gens bruyants, mais, peu à peu, la magie opère même sur les plus rétifs. Le son se fait plus sûr et, contrairement à sa première prestation, je navigue en terre connue, ayant depuis des mois, écouter l'album un nombre incalculable de fois. Je connais les paroles par coeur ce qui me permet d'encore mieux profiter des textes et de la prestation. Le chanteur s'est déplacé avec son groupe et ses cordes, pour mon plus grand plaisir, je craignais qu'il ne soit qu'en guitare voix. (lui-même m'a rassuré après le concert en me disant qu'il tenait à ce que toute l'équipe soit avec lui même si, bien souvent, pour des raisons d'économies, on lui demandait de s'en passer).

Les chansons s'enchaînent avec un grand plaisir, Nilco nous fait l'honneur de deux nouvelles chansons, "Tout ce vent" une chanson qui parle à la fois du vent et de tout ce qui se vend et, "Le désert est servi", le prélude d'un album concept à venir. Je me délecte à nouveaux de Reggaérotique, d'Au nom de qui, de Diplôme assis et des Gênes, ainsi que des autres chansons, même si je note qu'il n'a pas chanté "Michel" ni la chanson sur l'inceste qui, certes, aurait pu être un peu plombante dans un bar estival.

Puis, nous nous en fûmes (c'est du passé simple, je ne suis plus addict à la nicotine depuis que je le suis de ma Canelle), non sans avoir, au préalable, félicité à nouveau le chanteur. Ce dernier, toujours aussi souriant et sympathique, nous a parlé de ses ambitions, de ses projets, de ses intentions, nous promettant un deuxième album pour fin 2011, début 2012, le temps de profiter du retour sur investissement du premier album.

Agréable soirée s'il en est à écouter un chanteur de talent aux textes ciselés, à l'engagement prononcé, et à la bonne humeur communicative. Espérons qu'il trouve rapidement un public suffisamment large pour avoir le moyen de ses ambitions. En attendant, n'hésitez pas à acheter son disque ou à aller le voir en concert s'il passe près de chez vous, ou même loin (les voyages forment la jeunesse).

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06 février 2010

De concert à Sigean

La vie n'est qu'une succession de départs. L'envie n'est qu'une succession d'arrivées.

Départ ! Si les gens de Sigean sont plus habitués aux autruches qu'aux drôles d'oiseaux chanteurs, la ville abrite la plus grande réserve africaine de la région (elle n'a pas de mal, elle est la seule), elle était confrontée aux chants arrogants et harangueurs d'un jeune homme dont la mixité musicale n'a d'égale que celle de ses origines. Arrogant ? Si son chant est affirmé, sa voix et son attitude laissent deviner une humilité des plus humaine.

Sigean nous voilà ! criai-je donc à notre arrivée en cette terre inconnue, terre ennemie, terre lointaine. Comme tout bon Catalan, mon monde s'arrête aux portes de Salses-le-château. Après ? Après, c'est l'enfer, c'est les autres. Ce sont les "Gabatchs", à prononcer sur un air méprisant. Les étrangers. Même soleil, même tramontane, même accent chantant, mais ils ont dans le sang les gènes qui nous gênent.

Bon, je ne suis pas aussi chauvin que se doit de l'être un vrai Catalan. Pour autant, Sigean, ce n'est plus chez moi. C'est donc avec l'humilité de l'homme pénétrant la maison d'un inconnu et non l'affront d'un conquistador plantant son épée en sol étranger, que je mettais pieds en terre Gabatch. N'oubliant pas de jeter un regard autour de moi, après tout, ces "gens là" pourraient se montrer violents, d'ailleurs, tous les consanguins ne sont-ils pas violents ? Je descendai de mon fidèle destrier avec ma néanmoins fidèle Canelle afin d'assister au si lointain concert de Nilco dont je vous ai précédemment parlé. Lointain, car l'homme avait poussé l'expérience jusqu'à être programmé à l'autre bout du monde, pas moins d'une trentaine de kilomètres de mon lieu de vie.

Suis-je obligé de revenir sur mes propos afin de préciser à mes trop rares lecteurs que ceux-ci sont à prendre au second degré (mes propos et non mes lecteurs) et que, même sous l'emprise de l'alcool, de la drogue et du vaccin contre le H1N1, jamais je n'aurai de pensées aussi archaïques, rétrogrades et malvenues ? Déjà parce que je suis un petit peu plus intelligent que cela, ensuite parce que là-bas, ils seraient bien assez cons pour me lapider (suis-je obligé de revenir sur mes propos afin....).

Sigean nous accueillait donc à bras ouverts, enfin, nous accueillait tout simplement, encore aurait-il fallut croiser moindre péquin afin qu'une quelconque affection puisse naître entre eux et nous mais, n'étant pas consanguin même s'il m'arrive parfois d'être con sans gain voire même un con sanguin, peu de chance y'avait-il qu'un Gabatch me saute dessus pour autre raison que celle de défendre son territoire de mon invasion.

Peu m'importe les regards qu'on me porte, je prends le plaisir comme il vient, j'emmerde la morale des... vilains, me dis-je en parodiant les paroles de la personne qui était la raison d'un tel voyage.

En effet, comme promis, chausse du 46 et file au concert de Nilco, ce jeune artiste Catalan aux souches antillaises et Vietnamiennes. Nous arrivâmes, puisqu'il fallait bien arriver un jour, à la salle de cinéma qui abritait pour un soir les chants bucoliques du jeune artiste scénique.

Emplacement libre, indiquait le billet acheté dans la grande surface proche de chez moi. Peu m'importe... bref, j'avais décidé d'arriver un petit peu en avance afin de choisir place la plus proche. Quitte à apprécier quelqu'un, autant l'apprécier de près. Effectivement, grand bien nous fît d'arriver en avance puisque...il n'y avait personne dans la salle à notre arrivée si ce n'est les musiciens et les techniciens, viens voir les musiciens, voir les techniciens, qui arrangent... les balances et les lumières. Et balance le son, d'un chanteur qui, tel Samson, tire sa force de sa chevelure luxuriante. Nilco à la guitare, trois frères et soeurs à la contrebasse, aux violoncelle et violon. Un jeune homme à la batterie complétait le quintet.

Nous assistons donc aux derniers réglages avant que tous, de concert, ne s'évaporent pour se préparer au concert. Tiens, aucun con serré à ce concert, seraient-ils allés ailleurs de conserve ? Pourtant, il faudrait bien que le con serve à quelque chose, au moins à aller au concert pour permettre au chanteur de mettre du beurre dans sa boîte d'épinards.

Autant l'avouer, déçu par le peu de monde dans la salle pourtant petite mais qui se trouvait alors trop grande pour accueillir les passions d'une foule qui semblait n'être là que par curiosité et par la proximité du lieu de chant. En clair, nous ne devions être qu'une poignée de Catalans dans la salle dont la majorité se trouvait sur scène. Mais il en fallait plus pour me faire taire qu'un parterre de cul-terreux. Oui, je sais bien que le Catalan aime la terre et que la terre aime le catalan, mais le terme péjoratif de cul-terreux n'avait là d'autre raison que celle de montrer ma supériorité sur l'ensemble des spectateurs, je déteste la terre et elle me le rend bien la salope.

Les musiciens attendent avant de monter sur scène, espérant probablement l'arrivée de retardataires. Ils ne vinrent jamais ces cons. Cons parce qu'à cause d'eux, la soirée fût probablement moins rentable pour les organisateurs et les musiciens (voire même pas rentabilisée du tout) mais surtout cons parce qu'ils allaient louper un bon concert.

Peu importe... Nilco monte sur scène, moque cyniquement en remerciant les 2000 personnes présentes, probablement déçu que la salle ne contiennent que quelques dizaines de personnes. Ma Canelle, incroyablement extravertie se lance dans un "On les vaut bien" auquel le chanteur rétorque avec perspicacité, " en nombre d'années ?", il faut avouer que soit la vie avait revêtu la plupart des spectateurs de la parure anthracite argentée des années, soit ils avaient tous le même coiffeur qui n'avait plus comme couleur que le gris du ciel que les autres ont dans le coeur.

Puis les musiciens entonnent leurs partitions, tour à tour. Après l'excellent morceau "Diplôme assis", applaudissements d'un public déjà conquis. On sent que le chanteur se décrispe un peu, il se lance dans quelques bons mots entre deux chansons. Les cordes résonnent dans le coeur et la tête explose sous les baguettes du batteur. La guitare et la voix de Nilco nous emportent alors dans des sonorités parfois touchantes, parfois drôles, souvent cinglantes et dénonciatrices, en des paroles tour à tour reggae, manouche, rock...

Puis les musiciens quittent la scène investie alors en totalité par Nilco, moment d'émotion. Chanson "Le ballon" qu'il dédicace à tous les enfants victimes d'un parent alcoolique, musique émouvante, paroles à vous retourner un coeur, une âme, un homme. Le chanteur pousse l'émotion en dédicaçant la chanson suivante à son ami mort l'année précédente.

Les musiciens reviennent, les cordes, toujours, douces et rondes, nous faisant vibrer au diapason des chansons.

Puis c'est la dénonce, une petite chanson titrée "Les chaussettes" pour illustrer la honte ressentie par les catalans dont on a tant parlé après la fraude aux élections  durant laquelle un militant cachait des bulletins dans ses chaussettes, "Star Ac'ennemie", pour dénoncer le système de la starification sans raison, puis la chanson interdite à la gloire de la marie-jeanne, l'homme n'est pas rastafarian pour rien.

Dernière chanson, celle qu'il revendique comme étant la plus personnelle, "Les gênes", qui évoque ses origines, sa mixité. Tonnerre d'applaudissements, les musiciens quittent la scène, je réclame une autre chanson, bientôt rejoint par un public en transe. Les musiciens se font attendre, je pousse le sifflet, les applaudissements fusent, l'homme revient, suivi de près par ses musiciens afin de nous accorder un petit bonus, "Reggaérotique", trop court rappel. Le public applaudit à tout rompre, puis, sentant qu'il est un temps pour tout, même pour se quitter, s'en va, fièrement, le sourire aux lèvres, se félicitant d'avoir assisté à un concert qu'il n'aurait jamais cru aussi intéressant.

Pour ma part, en tant qu'artiste, puisque malgré tout ce que vous pensez, pauvres hères que vous êtes, je me sens artiste et je suis artiste, mauvais ou bon, c'est un autre débat, je sais que les mots sont parfois plus puissants que le cachet et je ne peux m'empêcher, accompagné de ma Canelle, d'aller en coulisses voir s'il est possible de parler au chanteur.

Non seulement la possibilité était présente, mais l'homme se montre à la fois touché par mes congratulations nullement feintes, et très sympathique et humain. Je le félicite pour ses talents d'écriture, lui expliquant que c'est ce qui m'a avant tout touché dans son travail, il me remercie pour mes compliments, m'expliquant qu'il est heureux de voir qu'il existe encore des gens aimant les chansons à textes et m'expliquant sa façon de voir les choses et de travailler.

Ne voulant pas l'importuner plus que ça, après avoir fait signer nos billets, pour le plaisir de ma Canelle, pour moi la décicace d'un artiste quel qu'il soit n'a pas grande valeur et ce depuis tout petit suite à une aventure que j'ai contée sur cet ici-blog, je m'assure que son album est en vente à l'entrée afin d'aller l'acheter. Nilco nous dit qu'il va passer dans quelques minutes pour nous le dédicacer si nous le voulons.

J'achète donc un album, non, trois, ma Canelle voulant absolument en envoyer un à ses deux filles, et, quelques minutes plus tard, Nilco nous rejoint, comme promis. Il dépose ses mots sur les jaquettes des Cds, nous échangeons encore quelques propos sur le peu d'aide de notre région aux artistes, nous désolant d'un tel constat. Il me parle de ses futurs projets, deux albums dont un album concept, m'assure qu'il tiendra au courant ses "fans" par l'intermédiaire de son site, puis, ne voulant pas le déranger plus, préférant le laisser avec ses amis, nous lui disons au revoir. Sur son visage se lit l'émotion d'un tel soutien, son manager est également touché par nos propos dithyrambiques bien que sincères.

Il est temps pour nous de nous en retourner dans notre si beau et si loin pays. Attends moi, mon coin de paradis, j'arrive et te rejoins avec ma promise.

Une bonne soirée, en doutez-vous encore après mes propos ?

Allez, si vous aussi vous pouvez avoir la chance d'assister à un concert de Nilco, n'hésitez pas, foncez. Et si vous ne pouvez pas ? Ba achetez son album.

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Nilco

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29 janvier 2010

Mon ami Nicolas

Je vous vois venir avec vos gros sabots, vous vous dites que je vais encore écrire un article politisé sur notre nain quotidien, qu'en plus, à cause de ma grande lâcheté, j'ai retourné ma veste et je suis devenu ami avec notre échantillon de président. Non, rassurez-vous, il n'y a pas qu'un âne qui s'appelle Martin.

Sarkozy n'a pas le monopole du Nicolas. Non, je voulais vous reparler de Nicolas Moogin. Je dis reparler puisque je vous en ai parlé il y a quelques jours. Nicolas Moogin alias Nilco, le chanteur catalano-antillo-vietnamien.

Ba voilà, ce que j'ai entendu de lui sur son site m'a suffisamment intéressé pour que j'ai envie d'amener ma Canelle le voir en concert, il joue à Sigean, pas trop loin alors hop. Le week end prochain vous saurez ce que donne Nilco en Live.  En attendant, n'hésitez pas à aller sur son site pour l'écouter et le lire : Nilco .

nilco

Posté par seppuku à 20:56 - - Commentaires [4] - Rétroliens [0]
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27 janvier 2010

Cata land

Je disais donc que j'aime le pays Catalan, mon pays, mais, si j'en suis amoureux, je n'en suis pas moins objectif devant le peu de médiatisation proposée à nos artistes. Alors évidemment, je dois avouer que je serais incapable de citer un acteur, actrice ou un réalisateur, réalisatrice, du pays Catalan français et, en matière de chanson, si mon érudition est plus grande, le résultat n'en est pas plus glorieux. Mis à part Charlotte Julian, la rousse chantant "Je suis une fleur de provence" (si vous avez moins de 40 ans ou si vous n'êtes pas Catalan vous ne devez pas connaitre. Ha si, peut-être, elle a joué dans "P.R.O.F.S", la bibliothécaire moche et conne), Dani, la chanteuse cocaïnée des années 60-70 (qui est également actrice, contrairement à ce que j'ai dis plus haut.), je ne pourrais exprimer un minimum de fierté que pour Cali qui est écoutable. Pour les Catalans plus endurcis, je citerais Jordy Barre et Lluis Llach, les deux grands chanteurs de langue Catalane.

Cependant, les choses pourraient changer avec l'émergence d'un nouveau talent et de son album autoproduit "Sens mes ondes de disque".

Nilco, puisque tel est le pseudonyme de l'artiste dont je veux vous parler, est un chanteur du cru. Vous m'avez cru ? Oui, enfin, presque. S'il est né à Perpignan en 1977, l'homme est d'origine Antillo-vietnamienne. C'est donc tout naturellement que l'on ressent dans ses chansons la chaleur des Antilles, l'humidité du Vietnam et le souffle du pays Catalan.

Nilco est avant tout un poète mais d'abord un musicien mais surtout, un poète-musicien. Nilco est un poète qui s'écoute, un chanteur qui se lit, un musicien qui se ressent. Après 12 ans de piano classique au conservatoire national de Perpignan, le jeune homme se lance dans la guitare en autodidacte. C'est à partir de ce moment qu'il se met à écrire des textes.

Les influences sont nombreuses, on ne peut s'empêcher de penser à Tété ou Ben Harper à l'écoute des sonorités musicales et vocales. Ses textes sont ciselés, de véritables poésies chantées et, quand Nilco laisse aller sa verve libertine, le résultat n'est pas sans évoquer les textes de Georges Brassens sur le sujet.

Vous pourrez découvrir certains textes et certaines chansons sur le site de l'artiste Nilco et même y commander son album.

En attendant, je vous laisse avec les paroles de la chanson : "Futile" et les clips "Au nom de qui ?" et "Reggaérotique".

Le Futile

Le futile pour coiffer nos cerveaux,
une cuirasse à la place de la peau,
la culture de l’envie, contamine celle,
du besoin…
On bouchonne sur le chemin du bonheur,
mais le pied sur l’accélérateur,
trop souvent, on oublie, que le bonheur c’est,
le chemin…

REFRAIN:
Et dans nos affres d’enfermement…
Dans nos stériles appartements…
Mômifiés devant nos téléviseurs,
ces tombeaux où la pensée se meurt,
l’humanisme flétrit dans ses décors,
d’intérieur…
Allez, allons tous, vers nos ordinateurs,
ces compagnons sans odeur, sans saveur,
qui embellissent les nuits des solitaires,
sans grandeur…

REFRAIN…
Et dans nos affres d’enfermement,
dans nos stériles appartements,
on vient cacher nos mines fades,
sculptées dans de la cendre froide…
Et le silence s’invite à nos tables,
et aiguise ce qui nous reste d’hostilité;
la suspicion vient nous souffler ses fables,
et la morale s’incline devant nos rivalités;
et l’écran braque nos pupilles,
à coups de faits divers,
que l’on déshabille,
le tissu social s’en va- t-en vrille…


AU NOM DE QUI


Reggaérotique

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